Des jours
agréables sont là : l’agenda a le regard vide mais le soir, quelques
rendez-vous clignotent. Un ami d’il y a longtemps veut te revoir avant la fin
de l’année, un voyageur du monde retourne à la maison. C’était une de ces
soirées il y a quelques heures. Deux amis avaient six invités, le menu était préparé
comme la saison : hit by surprise, made with love. Les vins, ma responsabilité,
que grecs – un champagne pardonné. La qualité de l’inconnu et des icônes
devaient stupéfaire les invités, tous ignorants de vins grecs. Kidonitsa avec
un fromage de chèvre chaud en feuilletés, miel et salade fraîche. Xinomavro
rosé avec potage de topinambour croquant. Le plat de résistance : ragoût
de sanglier avec un Goumenissa carrément biodynamique + Nemea à la Super Toscan,
tout les deux 2011. Le Goumenissa séduisait dès le début avec ses fruits noirs
et arômes méditerranéens. Le Nemea, Megas Oenos, restait fermé pendant quelques
heures et s’ouvrait lentement avec le sanglier. La complexité était énorme,
beaucoup d’éléments se dévoilaient dans le verre. Ce 2011 a besoin d’oxidation,
que ce soit 24h en carafe avant la consommation ou cinq ans dans la cave. Le
plus beau retsina du monde, élevé sur barrique, et le 2001 champagne Bedel
dégorgé en 2012 accompagnaient fraîchement et finement le dessert aux goûts de
mangue et de noix de coco.

« Exceptionnel »
était le verdict. Je me fermais les yeux, remerciais la cheffe, réfléchissais du
potentiel de ce genre de découvertes à l’amicale. L’amitié et le rassemblement,
c’est ça cette année.