On ne devrait pas
se compliquer la vie en janvier et en mai, quand les gardes-manger sont remplis
de nourriture en canettes qui n’ont pas été vidés lors des repas chrétiens. L’acheteur
est tranquille : la date d’expiration ne surpasse pas forcément la limite
de fraîcheur. La suggestion de préparer des asperges en janvier ne m’étonnait donc
pas. En bocal, en jus, des asperges blanches très tendres. A la poêle, croquantes
et bonnes, mais « qu’est-ce qu’on boit avec ? ». Il me restait
une bouteille de 2014 Syn + White Dot (de Katogi-Strofilia), moschofilero et
roditis, et franchement on n’avait pas besoin de plus.

Plus tard, un vin blanc
belge de Ten Gaerde accompagnait le tout : à nouveau, des goûts huileux,
pas complexes, certainement hivernaux, se voyaient accentués par une touche de
tension et fraîcheur fidèles à la saison. Le printemps est loin mais on est
bien chez soi.